14.03.2012

L'adoption par les couples homosexuels: où est le problème?

famille_mars.jpgLe conseil des Etats vient de se prononcer en faveur de l'adoption d'enfant par les couples homosexuels. Avant de se poser la question de savoir si c'est éthiquement et moralement acceptable, dressons un petit portrait de la situation actuelle et regardons les conséquences d'un changement de loi.

Aujourd'hui, peuvent adopter les personnes suivantes:

- Les couples mariés depuis cinq ans ou âgés de plus de 35 ans (ils ne peuvent adopter que conjointement)
- L'époux peut adopter l'enfant de son conjoint s'il est marié avec lui depuis au moins cinq ans
- Les personnes seules âgées de 35 ans

Il s'agit toute fois de préciser que dans tous les cas, un enfant ne peut pas avoir plus que deux parents et que s'il y a adoption, le ou les parents doivent donner leur accord. Dans ce cas, ils perdent ainsi le "titre" de parent.

L'article 28 de la Loi sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe précise qu'il est interdit pour des personnes liées par un tel partenariat d'adopter un enfant. La motion qui a été acceptée demande que toute personne adulte, quel que soit son état civil ou son mode de vie puisse adopter un enfant si l'adoption constitue la meilleure solution pour l'enfant. Cela élargirait donc l'adoption aux personnes suivantes:

- Toute personne adulte, peu importe son âge, qu'il soit célibataire, marié, pacsé, divorcé ou veuf, bref, tout le monde.

Bien entendu, la question du bien-être de l'enfant est primordiale mais il peut s'avérer très difficile de fixer des critères objectifs mesurant le bien-être d'un enfant. D'ailleurs les partisans de cette loi ainsi que les opposants se réclament les défendeurs du bien-être de l'enfant. Il s'agit donc d'inscrire dans la loi les conditions ayant le plus de chance de garantir ce bien-être.

La loi actuelle n'est clairement pas satisfaisante puisqu'elle autorise une personne seule à adopter mais qu'elle refuse l'adoption à des couples pacsés. De facto, cette même loi autorise une personne vivant avec une autre personne du même sexe, sans être liée par un partenariat enregistré, à adopter. Il y a donc une véritable incohérence et la commission des affaires juridiques du CE qui a déposé la motion a bien raison de le faire savoir.

Pour ma part, bien qu'il y ait une incohérence, il me semble extrêmement dangereux d'ouvrir l'adoption a tout adulte dès 18 ans, bien que la question de l'âge puisse être légiférée ultérieurement. Mais alors, s'il y a incohérence, pourquoi étendre la possibilité d'adopter à tout le monde au risque de ne plus pouvoir définir ce qu'est un cadre propice au bien-être de l'enfant, plutôt que de restreindre ce droit aux seules personnes possédant une situation stable et ayant réellement les moyens de prendre soin de l'enfant adopté.

C'est dans ce sens que je vois trois alternatives possibles:

1) On limite l'adoption aux couples exclusivement mariés avec les mêmes limitations d'âge et de durée du mariage qu'actuellement
2) On limite l'adoption aux seuls couples habitant le même domicile depuis cinq ans, peu importe qu'ils soient mariés ou qu'ils vivent en concubinage
3) On ouvre l'adoption à tout couple habitant ensemble depuis cinq ans, y compris les couples homosexuels

Le problème dans la loi actuelle, c'est que possibilité est offerte d'adopter à une personne seule. Si l'on considère qu'un enfant doit avoir un papa et une maman pour que son développement psychologique et affectif soit optimal, on ne peut pas admettre qu'une personne seule puisse adopter un enfant. Dans ce cas, je ne verrais pas où se situerait le problème si un couple pacsé adoptait un enfant, ça ne serait pas plus préjudiciable pour ce dernier qu'être adopté par une personne seule.

Bien entendu, je suis conscient que dans les faits, beaucoup d'enfants sont élevés par seulement un des deux parents. Bien que les psychologues s'accordent à dire que ce n'est pas optimal, un parent seul peut déjà transmettre beaucoup d'amour à son enfant. Dans ce sens, je pense que nous devons inscrire dans la loi la situation qui soit la plus propice à un développement harmonieux de l'enfant, c'est-à-dire un couple marié (homme et femme) depuis cinq ans voire un couple habitant le même domicile depuis cinq ans sans être marié, bien que cette dernière solution ne soit pas non plus optimale sachant que le risque de séparation est plus élevé chez les couples non mariés.

Notre société a tendance à vouloir toujours adapter la loi aux situations existantes sans se demander si ces situations sont idéales. Il existe des couples divorcés ou séparés mais personne avant de se marier ou de se mettre en couple n'affirmerait qu'il sera heureux et qu'il vise comme situation "d'être divorcé". Nous visons l'idéal mais nous nous adaptons lorsque n'atteignons pas cet idéal. Par contre, faisons attention de n'inscrire dans nos lois que les situations idéales pour éviter un nivellement par le bas de notre société.

C'est dans ce sens que je prône une révision de la loi sur l'adoption permettant uniquement aux couples mariés d'adopter, et ceci, pour que l'enfant bénéficie des conditions de départ les plus stables et propices à un développement harmonieux.

15.02.2012

Démantelons le cartel du livre

 

prix-unique-non1.jpgLe prix du livre vendu en librairie est actuellement décidé par les diffuseurs (tous en main étrangère) dont une poignée d'entre-eux se partagent le marché romand. Il y a donc un immense cartel vertical qui sclérose le marché du livre. Les seuls moyens actuels pour contourner ce cartel sont les achats à l'étranger, les grandes surfaces qui achètent en masse, les librairies frontalières qui se fournissent en France et les achats sur internet. Ces rares moyens de pression sur les cartels doivent absolument être maintenus.

Payot va tenter un coup de poker en s'approvisionnant directement en France afin de contourner les diffuseurs et de faire baisser ses prix jusqu'à 40%. Bien entendu, avec un prix du livre unique, cette opération courageuse ne pourrait plus être menée. La France, qui connaît le prix unique du livre depuis 1981, a vu son nombre de librairies indépendantes diminuer graduellement depuis l'introduction de cette loi au bénéfice des grandes surfaces. Rien ne prouve que la Suisse ne connaitrait pas le même processus avec un prix unique du livre.

La nouvelle loi interdirait également les rabais de plus de 5%. Actuellement, les étudiants peuvent bénéficier de rabais allant jusqu'à 20% et certains s'approvisionnent sur internet. Avec le prix unique, ces mêmes étudiants ne pourraient plus s'offrir autant de livres. Si les jeunes cessent de lire, c'est la voie royale vers un abrutissement de notre société.

Le PDC-VD qui se bat pour la classe moyenne et moi-même vous encourageons à rejeter cette loi sur le prix unique du livre qui baisserait encore davantage le pouvoir d'achat de la plupart d'entre-nous.

 

23:53 Ecrit par Valentin Müller dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : livre, prix unique, votation, suisse |  Facebook

29.01.2012

Plus de logements pour la classe moyenne

 

Image.aspx.jpegLe constat est clair, il devient de plus en plus difficile de se loger dans le canton de Vaud et en particulier sur l'Arc lémanique. La plupart des jeunes qui ont vécu dans ces régions ne peuvent plus assumer des loyers aussi onéreux et doivent souvent quitter la région dans laquelle ils ont grandi et ont leurs repères.

Les raisons de ce manque de logements sont multiples. Nous pouvons cependant parler d'un marché inéquitable responsable d'une surenchère des loyers. Les résidents suisses et étrangers ne peuvent pas concurrencer les riches immigrés économiques importés par les grandes entreprises qui viennent s'implanter dans le paysage local.

Le PDC est particulièrement sensible aux difficultés que rencontre la classe moyenne pour se loger. Cette dernière ne bénéficie souvent pas de subvention au logement et doit par conséquent se débrouiller par elle-même. Afin de limiter l’afflux de ces riches résidents étrangers dans les régions déjà surpeuplée sans pour autant limiter le développement économique, nécessaire à la croissance du canton, je propose de fixer une imposition différenciée pour les grandes entreprises en fonction de la région où elles sont implantées. Cela permettrait de dynamiser certaines régions actuellement peu attractives et qui disposent d'espaces suffisants pour construire de nouveaux logements et cela réduirait ainsi le nombre de riches étrangers cherchant à se loger dans les régions déjà saturées de l'Arc lémanique.

De plus, le territoire vaudois recèle un nombre incroyable d'anciens bâtiments ruraux désaffectés qui pourraient être converti en habitation. Le problème, c'est que les obstacles administratifs afin d'effectuer des transformations sont immenses voire insurmontables. C'est au contraire ce genre de reconversion foncière que le canton devrait encourager.

 

14:05 Ecrit par Valentin Müller dans Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : logement, logements, vaud, politique |  Facebook

27.10.2011

Bilan des élections: Le centre vaudois progresse

A la fin de cette période très chargée des élections fédérales, nous pouvons tirer un premier bilan issu des résultats. Je ne commenterai pas les résultats suisses qui sont très encourageants pour le centre mais je vais m'intéresser aux résultats vaudois.

La première chose que l'on peut dire, c'est que le centre vaudois s'est renforcé. Tant en matière de sièges (nous en obtenons un de plus) qu'en matière de suffrages. Le centre passe de 11,6 % des suffrages en 2007 (j'y inclus les mêmes partis que ceux qui forment l'apparentement du centre en 2011) à 12,7 % en 2011. C'est un résultat très positif pour nous. Cela signifie que les extrêmes ont perdu. Ceux qui font de la politique-opposition au lieu de construire ensemble ont été sanctionné. Les vaudois ont compris qu'à l'image du centre qui désirent travailler ensemble pour le bien de tous, les politicien-ne-s doivent s'unir pour défendre les intérêts de la Suisse et de notre canton.

Si l'on regarde les résultats de plus près, on peut voir que:

Verts libéraux: 5,10 (+ 1,43%)
PDC: 4,63 (- 0,98%)
UDF: 1,10 (- 0,16%)
PEV 1,06 (-0,03%)
PBD 0,83 (+ 0,83%)

Cela signifie qu'il y a eu une redistribution interne des suffrages mais également un gain venant de l'extérieur. Nous prenons probablement des voix au Verts qui se sont positionné beaucoup trop à gauche par rapport à leur électorat et ces derniers ont probablement voté Verts libéraux cette année. Les voix perdue par le PDC vont probablement cette année au PBD qui a un programme très proche de celui du PDC. L'UDC a probablement récupéré ce qui restait.

La campagne a été bien menée et les partis ont bien colaboré. La liste commune entre Isabelle Chevalley et Claude Beglé en est la preuve. Le résultats qu'ils obtiennent est très encourageant.

Ce résultat ne doit néanmoins pas nous détourner d'un réflexion à l'interne sur la perte de suffrages du PDC. Il y a sûrement de multiples facteurs qui explique cette perte. Je tiens néanmoins à donner quelques explications concernant ce repli:

1) Le PBD fait son apparition avec un programme similaire au nôtre, le côté chrétien en moins. Cela a pu attirer un partie de l'électorat.

2) La liste PDC-20-40 ne comptait que 12 noms. Nous savons très clairement qu'à ce niveau là, nous avons perdu un certain nombre de suffrages qui provenait en 2007 des rajouts sur les autres listes des 6 derniers candidtas. Néanmoins, le score réalisé en 2011 est très bon pour cette liste à 12. Avec 12 noms, nous obtenons pratiquement autant de bulletins modifiés (13'211 contre 14'401) ce qui signifie que la qualité de la liste était excellente ou alors que nous avons fait une meilleure campagne personnelle qu'il y a 4 ans.

3) Le PDC n'a pas beaucoup mobilisé durant les 4 dernières années et une partie de notre électorat s'est découragée.

4) Nous n'avions pas de thème phare comme ce fût le cas des Verts libéraux cette année. Nous devons travailler sur notre thématique et définir un combat pour lequel les gens aimeraient nous soutenir.

Il y a sûrement d'autres explications. Une analyse plus poussée nous permettra peut-être de les découvrir. Une chose est sûre, c'est que le PDC a des idées mais qu'il faut maintenant les communiquer à la population afin de réunir un grand nombre de personnes de bonnes volonté pour conduire ce pays vers le succès.

10:33 Ecrit par Valentin Müller dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : élections, bilan, pdc |  Facebook

04.10.2011

Formons les suisses

Etudiants_billboard.jpgLe niveau de formation en Suisse est pour le moment très insuffisant dans certains domaines. Je pense notamment à la médecine et à l'ingénieurie. Nous ne formons pas assez de monde.

Du coup, nous sommes obligés d'importer des travailleurs qualifiés de l'étranger. Aujourd'hui, la Suisse, via Micheline Calmy-Rey, vient de négocier un accord avec l'Inde pour favoriser la possibilité que les indiens viennent étudier en Suisse et finalement y travailler. C'est très bien, mais cela pose un problème à long terme. Tous ces travailleurs de l'étranger ont besoin d'être logés, ils ont besoin de se déplacer. Cela occasionne donc une augmentation de la population et des problèmes structuraux.

Il est bien entendu hors de question de limiter la venue des travailleurs étrangers pour le moment. Ils sont absoluement nécessaires à notre économie. Par contre, cela ne veut pas dire que nous ne devons rien faire pour que les postes dont nous avons besoin puissent être occupés à l'avenir par des suisses. Il est grand temps de supprimer le numerus clausus en médecine. Nous formons tellement peu de médecin qu'il y a des cantons comme le Jura qui n'ont plus de pédiatres, c'est grave.

Petite victoire tout de même. Le parlement a accepté que les étudients étrangers puissent rester six mois en Suisse pour trouver un travail après leur études. Jusqu'à maintenant, ils étaient sommés de quitter le territoire après deux semaines. Quel gâchis de payer des millions pour leur formation et de ne pas en profiter un peu.

Il y a un travail important à faire dans la valorisation des branches et des métiers dont nous avons besoins. Les branches techniques en particuliers. Beaucoup de suisses et des suissesses renoncent à se lancer dans des études techniques par peur de l'échec et de la difficulté. C'est vrai que ce sont des domaines exigents mais nous devons avoir confiance en nos capacités et travailler pour y arriver. Les étrangers, eux, ne se posent pas ce genre de questions.

Je suis d'avis que nous limitions l'accès à certaines formations qui débouchent presque automatiquement sur le chômage et que nous promouvions l'accès aux formations dont nous avons besoin. Inutile de former des chômeurs, il y en a déjà assez. Le message transmis par les orientateurs doit aussi changer. Actuellement, c'est le suivant: "faites qqch qui vous plaisent". C'est très bien, mais le problèmes, c'est qu'on fait croire à certains étudiants qu'il peuvent prendre "russe, français médiéval et histoire des religions" et qu'il trouveront du travail. C'est scandaleux de tromper pareillement les gens.

Les campagnes de promotions des métiers doivent être ciblées pour les métiers dont l'économie a besoin et nous devons avoir suffisamment de réactivité pour réorienter la formation en fonction des besoins. Au fond, il n'y a pas de métier meilleur qu'un autre et je suis persuadé que n'importe qui peut avoir du plaisir à faire un métier plutôt qu'un autre, surtout si on lui offre une bel place de travail. Bien entendu, pour les personnes qui savent depuis des années ce qu'elles veulent faire, il n'y a pas de raison des les en empêcher.

Conclusion: formons les suisses et les suissesses, favorisons les branches d'étude où les personnes vont réellement trouver du boulot et nous auront sûrement moins de personnes au chômage, moins d'imigrés économiques et une plus-value pour notre économie.

22:22 Ecrit par Valentin Müller dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : formation, école, suisse, emploi, travail |  Facebook

21.09.2011

Exonérer les enfants des primes d'assurance-maladie

naitre-grandir-enfant-pediatre-1.JpegMon programme politique: n° 1.1: Les familles et les primes d'assurance-maladie

Les primes d'assurance-maladie, qui ont les mêmes effets qu'un impôt par tête, grèvent lourdement le budget de nombreuses familles, notamment de celles qui ne bénéficient pas d'une réduction des primes. Cette situation est choquante du point de vue de la politique familiale.

La LAMal dispose à l'article 61 alinéa 3 que l'assureur doit fixer une prime plus basse pour les enfants que pour les adultes et qu'il est autorisé à le faire pour les jeunes adultes. Elle dispose par ailleurs à l'article 65 alinéa 1bis que, pour les bas et moyens revenus, les cantons réduisent de 50 pour cent au moins les primes des enfants et des jeunes adultes en formation. Malgré ces réductions, les primes pour les enfants que doivent payer les familles se montent à 1 milliard de francs (cf. débat sur le troisième programme de stabilisation). Il y a là une contradiction avec l'objectif déclaré qui est d'alléger les charges financières des familles avec enfants et de mener une politique familiale active. Ce fardeau pèse surtout sur les familles à revenu moyen qui ne peuvent plus bénéficier de la réduction des primes.

Un allègement des charges financières pesant sur les familles est aussi important que judicieux tant pour des raisons relevant de la politique familiale que pour soutenir la demande des ménages privés. Si tous les enfants jusqu'à l'âge de 18 ans et tous les jeunes adultes en formation jusqu'à l'âge de 25 ans sont exonérés des primes, soit quelque 2 millions de personnes, les charges des familles seront allégées d'environ 1 milliard de francs net si l'on tient compte de l'actuelle réduction des primes. Cet argent profitera directement aux familles avec enfants.

Je m'engage, à l'image du programme du PDC à convaincre les futurs parlementaires de l'importance de ce sujet. Beaucoup de familles n'arrivent pas à payer leurs factures et font partie des « working poors ». Il est nécessaire d'encourager les suisses à oser entamer une vie de famille sans craindre l'appauvrissement. Ne pas avoir des enfants ne doit jamais être un choix dicté par le porte-monnaie.

 

Sources: http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20100414

17.09.2011

Qui défend vraiment les intérêts de la Suisse?

La polarisation de la politique en Suisse est un des fruits de l'individualisme ambiant. Beaucoup de gens votent pour des partis qui défendent d'abord des intérêts particuliers avant de penser au bien commun.

Nous nous trouvons donc dans une situation où des propositions extrêmes fusent de toutes part. Ces propositions faites par certains partis sont, certes, alléchantes pour une partie de la population, mais elles sont souvent excessives voire déraisonnables si nous nous mettons dans la peau de ceux qui ne sont pas concernés par ces propositions.

Si je caricature un tant soit peu la situation, je peux dire que la gauche défend les pauvres en disant : « ces riches, ils ont bien assez d'argent, ils peuvent nous en donner un peu »  et la droite défend les riches en disant : « ces gens qui se plaignent n'ont qu'à travailler, comme nous ». J'aimerai vous appeler à sortir de cette logique gauche-droite, à faire appel à vos sentiments altruistes, à être prêt à donner un peu à l'autre pour qu'à son tour, il soit prêt à vous donner en retour.

Le PDC n'est pas connu pour ses propositions « choc » car il ne désire pas entrer dans cette logique du « tout pour moi et rien pour les autres ». Nous menons une politique du centre. Voter au centre signifie tenir compte des intérêts de chacun et émettre des propositions qui vont vraiment dans le sens du bien de tous et donc du bien de la Suisse. La Suisse est connue pour son honnêteté, sa générosité et son assiduité au travail. Que ces valeurs continuent à nous accompagner afin de demeurer un pays stable et prospère.

20.08.2011

Un compromis politiquement acceptable comme projet scolaire pour nos enfants!!!

 

ecole_eleve_grande.jpg

Les défenseurs de la LEO et Mme Lyon en particulier semblent vouloir nous vendre une projet extraordinaire. Il faut rappeler que la LEO n'est le projet de PERSONNE, il est le fruit d'un compromis politique qui mélange un grand nombre d'idéologies liées à la formation. Il n'a d'ailleurs plus rien à voir avec le projet initialement prévu. Voulons-nous offrir à nos enfants le fruit d'un compromis politiquement acceptable ou un véritable système scolaire dont les élèves seront les bénéficiaires ?

Parmi les nombreuses raisons de voter pour ECOLE2010, je propose de relever deux arguments. Le système actuel (et la future LEO) a comme vision le nivellement par le milieu. Peu importe que l'élève fasse 4, 5 ou 6, l'important est qu'il n'ait pas plus de trois points négatifs. Cette focalisation sur le « négatif » est totalement perverse et n'encourage en aucun cas les élèves à donner le meilleur d'eux-même puisque cela ne leur sert à rien pour réussir l'année. D'où la baisse graduelle du niveau scolaire depuis 10 ans. ECOLE2010, par contre, veut réintroduire la moyenne générale qui encourage l'élève à viser l'excellence puisque chaque dixième de point a son importance.

De plus la LEO ne propose aucune solution pour les élèves faibles qui seront dissous dans une voie médiane où l'effectif sera double par rapport à l'actuelle VSO. ECOLE2010 propose par contre la création d'une véritable voie pré-professionnelle, à effectif réduit, spécialement destinées aux élèves qui visent un apprentissage.

Il est tant de se mobiliser et de mobiliser notre entourage afin d'éviter un gâchis monumental, sauf si notre désir est de créer une société peu formée et qui vote à gauche.

09.03.2011

La croissance démographique à tout prix?

Dans ma réflexion liée au logement dans le canton de Vaud, je me pose une question légitime qui n’est encore que peu abordée par les différents acteurs politiques : Face à la pénurie de logements et au bétonnage des espace verts, voulons-nous à tout prix que le nombre d’habitants augmente ?

Cette question paraît saugrenue alors que nous vivons une période relativement bonne économiquement et que chacun semble jouir d’un certain confort de vie. Pourtant, si la population vaudoise continue d’augmenter, et c’est ce que nous prédise les instituts de statistiques avec une hausse annuelle de 10'000 habitants en moyenne pour les prochaines années, la qualité de vie dans notre canton va sérieusement diminuer.

J’ouvre donc la réflexion à qui voudra bien la prendre sans avancer trop de solutions : quel canton veut-on avoir dans 50 ou 100 ans ? Combien d’habitants voulons-nous, quelle proportion d’étrangers, de gens fortunés, de classes moyennes ? C’est aujourd’hui que se décide ce que sera notre canton dans les prochaines années.

Si nous laissons faire, la population ne va cesser d’augmenter avec comme conséquences de devoir développer les routes, les transports publics, les logements, raser les forêt et bétonner les champs. De plus, les personnes qui auront encore les moyens de vivre dans le canton de Vaud et en particulier sur l’Arc Lémanique seront les expatriés qui travaillent dans les multinationales qui leur financeront leur logement. Est-ce cela que nous voulons ?

Alors que devons-nous faire ? Fixer une limite à l’afflux d’étranger, garantir des logements pour les résidents de longue date dans une commune, décider un moratoire sur la construction du logement avec une très certaine hausse des loyers ? Devons-nous obliger les gens à habiter dans des logements collectifs pour gagner de la place, interdire la construction des villas individuelles ? Pouvons-nous obliger les gens à travailler au moins cinq ans dans le canton avant de leur permettre d’y élire domicile ?

Il y a plein de propositions à faire mais j’aimerai avoir vos idées, scruter large car la question n’est pas simple et implique de grandes conséquences.

04.03.2011

Moins de divorces pour plus de logements

Paris-Paris.jpg

L’arc lémanique souffre d’une crise du logement sans précédent. Le taux de logements vacants frôle 0%, il devient impossible de trouver un appartement sans piston et donc, pour ceux qui n’ont ni les moyens ni les connaissances, la seule alternative revient à s’expatrier dans un coin perdu du canton où les voies d’accès et les postes de travail sont inexistants.

La faute à qui ? L’article de 24heures du 4 mars nous donne quelques pistes : les expatriés travaillant dans les multinationales mais surtout l’augmentation du taux de divorce. Il y a quelques années, une famille avait besoin d’un appartement pour loger tout le monde, aujourd’hui, une même famille sur deux en a besoin de deux, et de taille, pour accueillir les enfants.

Comment faire avec une population qui ne cesse d’augmenter, qui ne cesse de divorcer et qui ne désire pas bétonner tout son canton pour que chacun trouve un logement à prix abordable. Certes, il y aura toujours les îlots de cherté mais l’arc lémanique doit rester accessible à ceux qui y ont vécu depuis leur enfance.

Plusieurs angles d’attaques s’offrent à nous. Je désire attaquer le problème d’une façon différente que celle qui consiste à construire toujours plus. Les indicateurs semble montrer que le taux de divorce est la principale cause du manque de logements. Alors réduisons le taux de divorce. Comment faire ? J’espère que mes lecteurs auront quelques idées, mais je désire en proposer déjà quelques unes.

Je ne suis pas un expert en la matière, loin de là, mais il me semble que dans beaucoup de cas, les couples divorcent car ils ne s’entendent plus, ils ont des problèmes plus grands qu’eux et ne parviennent pas à gérer la crise que ces problèmes engendrent. Comment peut-on aider un couple qui a des problèmes ? Souvent, le fait d’en parler avec une tierse personne peut avoir de grands effets et plus encore si cette personne est un conseiller conjugal qualifié.

Les divorces coûtent chaque année des millions à la collectivité publique et personne ne semble se poser la question de comment prévenir cela, comme si le divorce était un acte irrémédiable que nul ne peut empêcher. Pourquoi il n’existe pas une politique de prévention du divorce comme il existe une politique de préventions contre les dépendances ?

Il existe une assurance maladie qui nous protège en cas de difficultés au niveau de sa santé, et la santé du couple ? Pourquoi le canton (voire la confédération) n’investirait-il pas pour les couples ? Il se retrouverait gagnant au final, les procédures de divorces, les formalités administratives et les problèmes de logements que cela occasionne ont aussi un coût.

visuel-famille2.jpgJe propose entre autres mesures d’offrir à tous les couples mariés la gratuité pour les consultations conjugales. On peut proposer une franchise de 10% pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’abus. Comme le marché des conseillers conjugaux est un peu sombre, on devra probablement établir un registre des conseillers accrédités qui se prévaudront d’une formation minimale exigée pour que la prestation soit remboursée, un peu comme pour les médecins. Nous devons accepter qu’un couple qui va mal peut se faire aider et que cette aide va probablement l’aider à surmonter de nombreux cas de crises. Mais pour cela, il faut accepter que l’Etat s’immisce un peu dans nos affaires privées, du moins dans des actions de prévention et de promotion des thérapies de couples. Il y a sûrement d’autres facteurs qui peuvent aider un couple et prévenir le divorce mais entamons le processus quelque part.

Au final, tout le monde sera gagnant, premièrement les couples, deuxièmement l’Etat qui verra ses frais de divorces diminuer et troisièmement tout le monde puisqu’une famille unie occupe deux fois moins d’appartements qu’une famille divorcée.

Comme le sujet m’intéresse et que je suis au début de mes réflexions, vos propositions sont les bienvenues.

17:41 Ecrit par Valentin Müller dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : famille, logement, divorce, couples |  Facebook